février 2012
28 billets
Anonyme a demandé : Je te laisse tranquille si tu le prends comme ça. Bisous. ❤
Anonyme a demandé : Je te préférais quand tu souriais moins. :)
Anonyme a demandé : Pourquoi tu me réponds toujours avec un sourire ? :(
Anonyme a demandé : ❤
Anonyme a demandé : Tu me dégoutes. J'ai besoin de ces angoisses et de cette misanthropie pour savoir qui je suis.
C’en est fini de ce tumblr.
J’ai décidé de voir les choses du bon côté.
Bouddha disait “Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.”
Alors fini le nihilisme, les angoisses, la misanthropie.
Et bonjour bonheur.
:)
Adios Muchachos!
En fait, il n’en a rien à foutre que je parle à quelqu’un ou pas. Oui, je pense,...
– Fabrice Colin (Le Syndrome Godzilla)
Write drunk; Edit sober.
– Ernest Hemingway (via bromazepam)
[…] la piste de danse est couverte de gens, presque tous sont jeunes, presque...
– Bret Easton Ellis (via niam0r)
The problem with the world is that the intelligent people are full of doubts...
– Charles Bukowski (via bromazepam)
La suprême sagesse de ce temps
consiste peut-être à penser en pessimiste,
car...
– Benoît Malon, fondateur de La Revue socialiste, 1892. (via bromazepam)
Gardons-nous d’appeler amour ce qui relève seulement du hasardeux frisson et de...
– Louis Pauwels (via bromazepam)
On peut finalement se demander si le hasard existe vraiment ? Peut-être que...
– D. Foenkinos - La Délicatesse (2009) - Folio, p.124 (via bromazepam)
-R-: ...Je crois bien qu'elle existe pas ! →
alecto-r-duval:
“Parce que l’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l’esthétique,…
Il me faut choisir entre deux attitudes détestées - ou bien le rêve, que mon intelligence exècre, ou bien l’action, que ma sensibilité a en horreur ; ou l’action, pour laquelle je ne me sens pas né, ou le rêve, pour lequel personne n’est jamais né. Il en résulté, comme je déteste l’un et l’autre, que je n’en choisis aucun, mais comme, dans certaines...
Qui regarde dehors, rêve. Qui regarde à l’intérieur, se réveille.
Carl Gustav JUNG
Toutes les filles qui ont voulu me punir de ne pas avoir été celui que j’aurais dû être m’ont dit “De toute façon tu termineras seul.” Et moi je disais “Oui, ça doit être très dur d’être seul mais ça serait bien pire de terminer avec toi.”
Alain SORAL
janvier 2012
141 billets
Les gens se trompent quand ils croient qu’ils mettent au monde des enfants. Ils accouchent d’un aubergiste ou d’un criminel de guerre suant, affreux, avec du ventre, c’est celui-là qu’ils font naitre, pas des enfants. Alors les gens disent qu’ils vont avoir un petit poupon, mais en réalité ils ont un octogénaire qui pisse de l’eau partout, qui pue et qui...
C’est parce que l’ennui donne un avant-goût du néant que les hommes tentent l’impossible pour lui échapper : l’aspiration à sauver le monde trouve là son unique cause et, à l’autre extrémité, le suicide comme la folie ne sont peut-être que d’habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l’angoisse du vide.
Roland JACCARD, La tentation nihiliste
Il faut que je m’oblige à regarder en face cette vérité tangible qu’il n’y a rien… rien pour personne. travailler, lire, écrire, ne sont que des faux-semblants, ainsi que les relations avec les gens. Oui, même avoir des enfants n’arrangerait rien.
Virginia WOOLF
Pour ce qui est de la vie en société, rappelons combien Freud avait apprécié l’anecdote des porcs-épics en hiver qu’il avait trouvée dans Schopenhauer : les porcs-épics, quand l’hiver est glacé, cherchent un peu de chaleur en se serrant les uns contre les autres. Mais les piquants de chacun s’enfoncent dans les chairs de l’autre et les déchirent. Les porcs-épics...
L’amour, c’est le physique, c’est l’attrait charnel, c’est le plaisir reçu et donné, c’est la jouissance réciproque, c’est la réunion de deux êtres sexuellement faits l’un pour l’autre. Le reste, les hyperboles, les soupirs, les « élans de l’âme » sont des plaisanteries, des propos pour les niais, des rêveries de beaux esprits...
La mélancolie n’est pas le malheur, mais le sentiment du malheur, sentiment qui n’a rien à voir avec ce qu’on affronte, puisqu’on l’éprouverait au coeur même du paradis. Nul besoin d’adversité ni d’enfer, la certitude de l’inanité suffit. La mélancolie est l’apothéose de l’à quoi bon, c’est le triomphe de l’Inéluctable...
Qu’il doit être délicieux de se soumettre en toute conscience à la loi de la médiocrité universelle, aussi inexorable que celle de la gravitation, et de narguer le destin en lui imposant la plus perverse des stratégies : celle du renoncement. Voilà qui permet d’échapper à la vulgarité des ambitions personnelles comme à la stérilité des révoltes collectives.
Roland JACCARD, La...
Et si la bonne voie était celle du nihilisme véritable ? Non seulement le refus de toute transcendance, la négation de Satan aussi bien que de Dieu, mais aussi, mais surtout, l’ironie, le doute, l’impossibilité de s’arrêter à une conception du monde, la mobilité incessante des interprétations, la persuasion intime et tranquille que l’existence n’a pas de sens,...
Il en est du plaisir comme de l’argent : on trime beaucoup pour en gagner peu et on dépense tout pour ne jouir de rien.
Roland JACCARD, La tentation nihiliste
J’avais passé une tripotée d’entretiens en tout genres ces dernières années. J’avais remarqué que les types qui vous embauchent recherchent une sorte de satisfaction narcissique dans votre personne. Le secret, c’est d’être comme eux mais en moins bien tout de même. Alors il fallait composer, se livrer à un petit numéro de comédien. J’ai jamais été doué pour les...
Une complicité secrète règle les rapports entre en apparence antinomiques de l’idéaliste et du nihiliste : tous deux rêvent d’un apaisement total du monde soit par la réalisation d’une plénitude générale, soit par abandon de ce même monde à ses mauvais génies.
Roland JACCARD, La tentation nihiliste
Aux psychanalystes nous devons d’avoir compris que les portes de la folie s’ouvrent dès lors que le sujet n’est pas reconnu “autre”. Ils nous ont appris, au contraire des psychiatres classiques, que le fou n’est pas “coupé du réel”, mais envahi par trop de réel, trop stimulé, trop accueillant, poreux au monde. Un crustacé sans carapace, un oiseau...
Je ne suis pas du tout cynique, j’ai seulement de l’expérience - c’est à peu près la même chose.
Oscar WILDE
Voir souffrir fait du bien. Faire souffrir plus de bien encore.
Roland JACCARD, La tentation nihiliste
J’avais étudié l’économie pendant cinq années. Cinq longues années pour ressortir avec un bout de papier qui disait que j’étais diplômé. Mais la vérité c’est qu’on peut très bien être diplômé et ne rien savoir faire. Je savais rien faire de mes mains et c’était ça le problème. J’étais dépendant des autres pour travailler. Et la dépendance c’est le...
Un suicide réussi vaut mieux qu’un coït raté.
Roland TOPOR
Répertoire des prétendues conqéquences du plaisir solitaire : l’apathie, le désespoir, l’irritabilité, la morosité, l’indifférence, la perte du sens de la dignité personnelle, les obsessions, les impulsions, la suffisance, l’agressivité, l’oisiveté, les éjaculations prématurées, l’impuissance, l’insensibilisation de la sexualité, la frigidité,...
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Ceux qui gèrent la télévision ne restreignent pas notre accès à l’information mais au contraire ils l’encouragent. Notre ministre de la Culture est huxleyien, non pas orwellien. Il fait tout son possible pour nous inciter à regarder continuellement la télévision. Mais ce que nous regardons c’est un média qui présente l’information sous une forme qui la simplifie à l’excès, la vide de sa substance,...
Autrefois, du temps d’Albert Londres ou de Joseph Kessel, le journaliste était un globe-trotteur, un aventurier. Aujourd’hui, il est trop souvent devenu un fonctionnaire, un bureaucrate… En clair, on est passé du journalisme casse-cou au journalisme casse-couilles.
ANTILOGUS & TRÉTIACK, Oui, vous pouvez devenir journaliste en 45 minutes chrono
Freud n’est pas aveugle au fait que la civilisation est injuste, c’est-à-dire qu’elle est construite de manière à assurer le bien être d’une minorité au détriment de la majorité des classes lésées. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que l’hostilité envers la civilisation soit l’attitude généralisée et que, dans les classes opprimées,...